En France, de nombreux propriétaires de mobil-homes s'estiment poussés vers la sortie par des gérants qui veulent récupérer les parcelles pour la location touristique. Des conflits et procédures d'expulsion de mobil-homes ont notamment éclaté à Granville (Manche), à Préfailles (Loire-Atlantique) et dans des campings à Hauteville-sur-Mer (Manche). [1, 2, 3, 4]
Exemples de campings et litiges récents
Granville (Manche) : Un projet de reprise ou de changement de politique a mené à l'annonce de l'expulsion de 81 propriétaires de mobil-homes installés parfois depuis de longues années. [1]
Préfailles (Loire-Atlantique) : Une procédure d'urgence a été engagée par des retraités sommés de quitter un camping avec leur bien à la suite de tensions avec la direction. [4]
Hauteville-sur-Mer (Manche) : Dans les campings municipaux (Les Garennes et du Sud), un changement brutal de convention d'occupation a mené à la création d'un collectif de propriétaires pour contrer la précarisation de leurs baux. [5]
Carsac-de-Gurson (Dordogne) : Au camping du lac de Gurson, le département a tenté une procédure d'expulsion de résidents permanents pour redonner au site sa vocation touristique pure, avant d'être débouté par la justice. [6, 7]
Acheter une résidence secondaire à un prix généralement compris entre 20.000 € et 50.000 € peut paraître de prime abord particulièrement tentant, et l’on comprend a priori l’engouement des Français pour ces maisons mobiles depuis une dizaine d’années.
Cependant, le rêve peut vite tourner au cauchemar. En effet, la réglementation étant encore assez floue en la matière, les abus des campings et des promoteurs sont fréquents, et les propriétaires se trouvent souvent démunis face à un véritable vide juridique. Il paraît donc essentiel de les avertir quant aux conséquences de ce type d’acquisition.